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Mardi 14 mai 2013 2 14 /05 /Mai /2013 11:35
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Certains jours, il m'arrive de croire que je vie dans une famille normale … Et puis, en fait, non …

 

Ce vendredi vers, approximativement, 12 heures 17, mon fils lisait sagement (si si, ça arrive) une histoire ou Spider-man et Nova bourraient la gueule à tout un tas de cyborg patibulaire. Lilou gambadait joyeusement dans notre mètre carré de jardin.

On se serait cru au paradis des darons …

 

C'est alors que mon téléphone, avec la voix du défunt Lux B*, venait rompre cet enchantement. Mais je ne le savais pas encore.

 

« Allo ? Qui c'est'y qui veux quoi ? », demandais-je.

C'était un collègue de douleur du quotidien … Un père de famille, quoi ! … Il m'appelait au sujet du sport de nos gamins …

 

La discussion allait bon train. Je commençais alors à effectuer mes cercles concentriques comme lorsque les conversation téléphoniques durent.

 

Machinalement, je commençais à observer le lit de Zéphir que nous avions tanké dans la cuisine en attendant que le nouveau arrive dans la journée. Il avait été mis sur le coté pour prendre moins de place.

 

Totalement attentif, j'avais l’œil attiré par un truc cheulou sur la tranche du lit. Continuant mon dialogue, je me rapprochait du truc cheum' et ….. HHHHHAAAARRRRGGGGG !!!!! C'est une collection de crottes de nez !! Des dizaines de micro-boudins verts marrons tout desséchés se rependaient le long du lit.

 

Entre dégoût et sueur froide, je pliais la conversation au plus vite …« Charline ! … Zéphir ! Vous pouvez venir deux minutes siouplet ? ».

 

Je demandais des explications au petit … Bien sûr avec témoin – sa mère – pour ne pas être accusé à tord de maltraitance crottedeunéhic …

 

Découvrant le tableau, ma douce se sauvait dans le jardin pour y vomir son dej' : deux pains au lait, trois cafés et du foie de veau. La réaction était normal à la vue de sa crottonasaphobi …

 

Sous les glouglous gluant en provenance du jardin, je commençais à expliquer à mon fils qu'il devait nettoyer le bordel. Je lui tendais une éponge et zhou …

 

Trente secondes plus tard, il revenait vers moi : « Ayé ! ».

 

Comme on me la fait plus, j'allais valider le nettoyage. Et comme je le pensais, y'avait fouttage de gueule : « tu y retournes ! ». Du coup le gamin se mettait à hurler : « Mais ça part pas !!! J'y arrive pas ! ».

 

Au bout de 25 minutes, 147 « tu y retournes » et quatre litres de larme, le coté de lit était plus ou moins clean … Ouf …

 

Et l'autre coté ? … Quel autre coté ? Me faites pas chié, y'a qu'un coté à un lit !

 

* Chanteur mort de Oiastar

 

Par Fred - Publié dans : vie quotidienne
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Vendredi 10 mai 2013 5 10 /05 /Mai /2013 22:56
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On en fait toujours beaucoup sur Noël … L'angoisse de la pile et du tournevis …. L 'angoisse du gollage pendant la construction du mur de cadeau … L'angoisse du mode d'emploi à 7h00 du mat' avec 4h de sommeil et 4 bouteilles de pif dans la tronche ... Mais ne négligeons pas Pâques ! … Haaa, Pâques …

 

Outre, de grandes similitudes avec la fête du gros rougeaud à rennes, Pâques requière le désavantage non-négligeable de se passer en extérieur … à 6h30 du mat en plein milieu du printemps … J'adore toujours …

 

Cette année tout commençait dans la tradition la plus traditionnel de notre famille : la veille … En effet, il est impossible que nous nous levions plus tôt que nos nains. C'est pourquoi nous planquons toujours les deux palettes de chocolat la nuit précédente avant de nous coucher.

 

Cette année petite variante, nous planquions … Mais dans le jardin … Charline avait regardé toutes les météos de la terre pour être sur qu'il ne pleuvrait pas. Pour plus de sûreté, elle avait égorgé deux coqs sur le gazon, suivant un rite ancestral connu que d'une poignée de Chaman.

 

La suite fut encore plus traditionnelle : démarrage des nains à 6h00 (à prononcer six heures zéro zéro), œil ouvert, dos droit, pied au sol et course. Charline réagissait assez bien, elle réussissait à plaquer Lilou (qui est encore petite) pendant que notre piège devant la porte avait fonctionné sur le grand. Nous avions un répit de 5 à 10 minutes.

 

De mon coté, j'accouchais de mon moi-même du jour dans une douleur incroyable. Paupière au crique, cerveau dans le béton. Mais en moins de 4 minutes 86, je m'extrayais du lit et titubais jusqu'à l'escalier. Je prenais vaguement un t-shirt.

 

Dehors, en caleçon et t-shirt par 12 petit degrés, je devais observer mes enfant transformés en cochon fouisseur, me retournant le potager en quête d’œuf, de poule ou de quelques lapins.

 

Je m'avachissais mollement contre la porte fenêtre, un sourire greffé sur le visage.

 

Soudain, pendant que Zéphir tournait au coin du potager, un truc bizarre passait à coté de lui, puis un bruit entre slouch et plock. Entre slouch et plock ? … Si, si, comme je vous le dit …

 

La famille se figeait, interrogative. Je jetais un œil perplexe à ma douce. Elle m'intimait du menton d'aller valider. Zéphir, s'était retourné : « beuark !!! ».

 

J'arrivais sur les lieux du drame: un pigeons tout foncedé, dont on ne reconnaissait que les ails et vaguement la tronche. Il n'était que gluance, chair et sang. Son cadavre était dans le bec d'une mouette et comme avec le corbeau, elle a perdu le cadavre. Mon fils venait de manquer de se faire assommer par un cadavre de pigeons … J'en frémissais d'avance ...

 

Je décrivais vaguement la scène à ma douce. Sans café, brut de pomme, je devais énormément prendre sur mon moi pour ne pas vomir de la bile. Quand elle percutait, elle hurlait, puis me lançait : « Bon, ben faut nettoyer ?

  • Ouais ? … Vazy … Précise

  • Ben toi ! Ça me dégoûte trop !

Pour ne pas faire de scandale et rester digne, j'évacuais le bordel … Après trois vomis et deux évanouissements, j'allais enfin prendre mon café …

 

Un cri retentissait dans la maison : « Fred, y'a une bête !!!!!! » … Super Pâques … Super ...

Par Fred - Publié dans : vie de papa
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Mardi 7 mai 2013 2 07 /05 /Mai /2013 10:48
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Depuis trois jours, un nouveau venu est arrivé chez les nouveaux venus plus trop nouveaux au bout de cinq ans : un chaton !

 

On pourrait penser qu'à la vue de notre quotidien, rempli de cris, de larmes, de pot de Nutella cassé et de punitions à coup de fouets contaminé à la lèpre, prendre un chaton à la maison équivalait à un auto-ball-trap pédestre**.

 

J'ai conscience de cette problématique … Mais j'ai craqué ! Face à la torture psychologique de ma femme et de mes enfants, j'ai craqué : « Dis ? On prend un chat !  Dis ? On prend un chat !  Dis ? On prend un chat !  Dis ? On prend un chat ! »

 

Alors, oui, j'ai été lâche … J'ai lâché l'affaire quand mon cerveau était devenu une noix desséché par le vent de la lobotomie verbale.

Je m'en veux … C'est ma faute, ma très grande faute… Alors depuis, je fais des offrandes tous les soirs à Vadentachambressandinné (le dieu des darons).

Pour info, pour ce faire, il suffit de brûler « l'équipe » du jour imbibé de bière … Mais je m'égare ...

 

Donc, samedi soir nous avions récupéré le bétail. Les nains étaient en transes. Nous devions établir un périmètre de sécurité autour de la jeune bête. Ils sautaient tellement partout qu'on atteignait – sur le coup des 20h12 – 20h13 – un pic de 18 sur l’échelle de Richter. Malgré tout, nous gérions***.

 

Puis vint l'heure du couché :

Zéphir : « Pika**** dors avec moi !!!!!! »

Lilou : « Non !!!!!!!!! Pika dors avec MOI !!!!! »

Alors tous le monde pleurait (même moi car ces situations me désolent).

 

On arrivait à négocier avec les nains que c'était le chat qui décidait. Nous déposions donc, le chat à équidistance des deux chambres (validé par un huissier de justice certifié : maître Crevure).

 

Et pouf, pouf, pouf, la petite Pika prenait la direction de la chambre de … Taratating : Lilou ! Zéphir explosait en sanglot comme un goret blessé : « BHHHHHeuuuuuuuu !!!!! Pika , elle m'aime paaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaas !!!!!!!!!!! Bheeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeuuuuuuuuuuuuu !!!! »

 

Malgré ma rudesse, il me reste un bout de cœur pas complètement pourri par le monde des grands. Du coup, je sortais le matelas du lit de Zeph' et le déposait dans la chambre de sa sœur.

 

C'est exactement à ce moment que Pika décidait d'aller dans la chambre de Zéph'. Lilou explosait en sanglot comme un goret blessé : « BHHHHHeuuuuuuuu !!!!! Pika , elle m'aime paaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaas !!!!!!!!!!! Bheeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeuuuuuuuuuuuuu !!!! ».

 

C'est dans un grand soupir que je prenais le matelas de Lilou pour le cloquer chez Zéph'.

 

Enfin, ça semblait se stabiliser 10 minutes, jusqu'à ce que le chat décide de … s'en aller (c'est un chat quoi). Un cœur de nains enchaînait en canon : « BHHHHHeuuuuuuuu !!!!! Pika , elle m'aime paaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaas !!!!!!!!!!! Bheeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeuuuuuuuuuuuuu !!!! ».

 

Pour survivre, je décidais de me crever les oreilles … Et depuis ça va bien mieux.

 

* Je sais, ça fait mille ans que je n'ai pas écrit mais ainsi va la vie …

** se tirer dans le pied, quoi !

*** On commence à avoir du métier !

**** C'est son nom.

Par Fred - Publié dans : vie quotidienne
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Lundi 4 mars 2013 1 04 /03 /Mars /2013 09:33
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Certains soirs, Zéphir n’est pas rassuré. Comme tous les enfants de son âge, il entend des trucs et s’attend à se retrouver nez à nez avec un troll zombie ptinnanfantophage.

 

Il y a quelques jours ce fût le cas. Pendant les deux minutes de jeu post-repas, je le voyait bien qui tournait dans l’appart’. Il vint finalement vers nous, qui prenions le café.

 

« Papa ? Maman ? C’est quoi ce bruit que l’on entend dans toute la maison ? » Il tentait de rester digne mais on voyait bien que ça flippait en dedans.

 

Sa mère se voulant rassurante lui dit : « ça doit être la VMC … Rapproches-toi de ce coté du mur et tu l’entendras plus fort … »

 

2 secondes plus tard … « Non … le bruit est le même … »

 

« Mais si … J’te jure, va voir dans les toilettes, tu entendras, c’est flagrant … ». Il repartait immédiatement, un peu contrarié de ne pas être pris au sérieux.

 

Je découvrais deux pieds d’enfant dépassant des WC. C’était Zéphir qui s’était mis à quatre pattes pour inspecter soigneusement cette histoire de bruit.

 

Lilou passa dans le couloir au même moment, en slip, un gâteau à la main. Découvrant cette drôle de situation, elle rentra dans les chiottes :

-      Ben qu’est ce que tu fais Zéphir ?

-      Haaaarrrrggghhh !!!!! … Mais t’es malade !!! tu m’as fais super peur !!!

-      … Bheu …

 

Tous deux arrivaient vers nous immédiatement en chouinant :

Lilou : Moman ! Y m’a dit k’ch’uis malade !

Zéphir : Mais c’est vrai que t’es débile … j’ai eu vachement peur !

 

Comme  réaction, nous ne parvenions qu’à retenir le sourire qui se pointait au milieu de nos tronches de parents ricanneurs. Malheureusement, ils s’en aperçurent.

 

Ils partirent immédiatement drapé dans leur dignité salie par notre dérision. Ça faisait méchamment la gueule. Il a fallu attendre dix bonnes minutes* pour que ça se décoince.

 

Pour la petite histoire, le bruit, c’était le ventilateur qu’ils avaient branché à fond pendant qu’ils regardaient la télé. Et puis ils avaient vautré le bidule à un moment ou à un autre pour finalement oublier le bidule … La parentalité nécessite des nerfs d’acier …

 

* Ce qui dans le temps de notre famille est un faisage de gueule giga-long.

Par Fred - Publié dans : vie de papa
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Dimanche 3 mars 2013 7 03 /03 /Mars /2013 21:42
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En ce début de mois de mars, je suis en plein retour vers la nature. Avec notre bout de jardin gros comme un baby-foot, nous retrouvons des envies de potager*. A nous abondance et bien être dans notre  corps.

 

Avant toute chose, j’ai commencé par tout remettre d’équerre : arrachage de mauvaises herbes et de plantes crevées. « Non ! Pas la lavande ! C’est pêcher !!! » Pleurait Charline au pied du buisson. « R’in’à péter ! Il est tout pourri, il prend une place de ouf ! » Répondis-je binette à la main.

 

Puis vint le dur affrontement du retournage de terre, cassage de motte et redégageage de trucs pourris (en dedans). En fin de journée, un de mes reins  explosait et j’avais trois claquages. Mais j’avais vaincu !

 

Il me fallu 72 heures allongé pour me remettre.

 

C’est pourquoi ce matin, afin d’y retourner en douceur, nous décidions, ma douce et moi, de faire les garden-planners** …  En gros, le quoi qu’on va mettre ou …

 

Ma femme m’indiqua un mur extérieur déjà percé, qui nous permettrait – peut être - de fixer les bacs de magnifiques plantes fleuries que ça en serait éblouissant de beauté …

Là, je vous le vends comme elle me le vend …

 

Cependant, fidèle chevalier de la galanterie universelle ignorant les dangers qui me cernaient, je bondissais en direction du mur pour vérifier la viabilité du perçage. Gazelle de l’amour, je sautais sur un muret pour rapprocher mon regard des-dit trous. Charline me suivait, vive comme l’éclair.

 

Mon bond était mal calculé. A peine penchais-je vers le mur que mon équilibre se rompit. Je moulinais des bras à fond les ballons, dans le vain espoir de stabiliser la bête … Le combat était perdu d’avance !

 

Je me décidais à en finir dignement : je sautais  plutôt que tomber. Un dernier coup d’œil dans ma chute pour cibler mon atterrissage … AAArrrghhh !!! Charline s’y trouve !! En aveugle, j’effectue une impulsion pour esquiver ma douce … Hop …

 

Mon pied gauche arrivait, malgré tout, sans encombre … Sur le skate de Zéph’ !

 

Et là, bande de vicelard, vous espérez que je vous décrive une pierrichardisation dont j’ai le secret. Espérant m’en voir ressortir brulé, brisé, éraflé, ensanglanté ou toute autre sensation désagréable.

 

Et bien non !

 

Certes, je suis parti en salto arrière piqué triple loots, mais mon final fut digne de Nadia Comăneci. Et les juges ne s’y trompèrent pas : 9,7 au général. Merci l’épaule de Charline …

 

* Nous étions potagéhisés lorsque nous vivions à Choisy-le-Roy en banlieue parisienne.

** Un peu comme les wedding planners mais du jardin !

Par Fred - Publié dans : vie quotidienne
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