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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 22:32

 

Il y a quelques jours, je revenais d'un de mes périples formato-congélatoir et finissais à Saint Charles. En d'autres termes, pour les non adeptes de la néologie à tendance concaténatoire, je revenais de Lyon après avoir bourré le crane d'une quinzaine de futurs intégrateurs.

 

J'étais concassé, broyé, usé, vermoulu … Je me sentais comme Alexandre Soljenitsyne après son retour de vacances offert par le petit père du peuple … ça avait été long, froid et pénible …

Descendant le grand escalator de la mort menant dans le métro marseillais, je trépignais sur place dans le ronflement des écrous : « Maison ! … Rentrer maison ! ... ».

 

Arrivé devant les tourniquets, je jetais un œil circulaire pour vérifier la présence des contrôleurs. Je suis en effet, un fuklartm-iste. Donc je ne paye jamais les transports en commun dans ma ville Je scrutais l’horizon tout en étant assez décontracter. Il y a en effet plus de chance de voir les drapeaux en bernes à Marseille un jour de défaite du Psg, que de se faire serrer par les leur-leurs* dans les transports en commun .

 

Confirmant ce principe, je ne voyais aucun risque … Un peu branleur, un peu classe, je remontais mes lunettes de soleil jaune serin complètement inutiles sur mon front regarni*. D'un bras lancé sèchement, j’attrapais ma valise et la déposais à coté du tourniquet. Puis je posais le plat de mes mains de chaque coté de celui-ci et envoyais une méchante impulsion dans les jambes.

 

La montée se passait tranquillement, … Comme d'hab' …J’enchaînais par un basculement de hanche et reposage de pied derrière le tourniquet.

 

????

 

Comment ça, ça bouge pas ? … Merde qu'est-ce qui se passe ? L'angoisse me submergeait comme une lame de fond** ! Ça y est, j'ai une paralysie généralisé subite ! Ou alors ce sont mes genoux qui ont fusionnés ? Merde !!!!!!!!

 

Avant d'avoir la moindre réponse à toutes ces angoissantes questions et que mon équilibre précaire ne rompe et que je ne me ramasse comme une grosse merde. Je relançais l'impulsion dans mes bras. J’espérais dégripper une quelconque rotule. Et … Keud … Zobi … Peau de glawi … mes jambes ne se dépliaient pas …

 

Je tentais le tout pour le tout. Je forçais comme un âne. Je préférais encore tout me péter de l'intérieur et finir handicapé que perdre ma dignité.

 

Gnnnniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! Merde je pars vers l'avant ! … Et puis d'un coup, sans un bruit, tout se décoinçait.

Mon genou droit profitais de l'occasion et de l'élan pour se fracasser dans un obstacle improbable mais dur. Je n'avais plus de rotule mais tout mon panache …

 

C'est dans ce moment de satisfaction que je constatais que je n'avais plus de musique dans les oreille. Tiens, c'est chelou ? ….

 

Attrapant le fil du-dit casque je découvrais des fils dénudés … ha, c'est ça qui résistait … Et merde ….

 

* C'est vrai que faudrait que je vous parle de ma regarniture cheveutal … J'en dois une à la médecine …

** Merci Orelsan...

 

 

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 21:46

 

Normalement, j'avais fermé ce blog de facto pour des raisons personnelles. Mais ce soir non ! Je le ré-ouvre. Faut que ça sorte. Merde !

 

Ceux qui me connaisse savent pourquoi … CABU, MERDE !!!! CABU … Non mais, ça va pas ? Vous vous rendez compte ?

 

Ce matin, vers 12h32, comme des millions de crétins au cortex englué dans des compromis de travail, je passais en mode « veille technologique ».

Pour ceux qui ne connaîtraient pas le milieu du web, cette expression signifie : rien branler au boulot et surfer comme un malade sur tout et n'importe quoi.

 

Comme un saoulard numérique, j'entamais la tournée des sites, comme certains font la tournée des bars. D'un double appuie de touches, j'ouvrais un réseau social avec un F pis un B.

 

Dans le dernier post affiché, je découvrais LA new. Mon corps se gelais de l'intérieur et explosait. Je titubais … Une demi heure plus tard, j'avais les noms des victimes … Glups … ça craint !

 

Alors non, ce soir je peux pas la fermer… CABU, MERDE !!!! CABU …

 

Pour ceux que ça intéresse pas, Cabu, c'est le premier dessinateur pas pour mômes que j'ai découvert. Et puis, pour ceux de ma génération, c'est le gentil mec qui faisait les dessins avec Dorothée.

Ce gars m'a accompagné sur toutes les étapes de ma vie, avec une palette d'émotions incroyables.

 

Ce soir, mes cheveux se colorent en roux. Mes taches de rousseurs ressortent. Mes genoux redeviennent cagneux et je porte un col roulé en acrylique. J'ai 6 ans et je pleure.

 

C'est comme si mon vieille oncle un peu bizarre, un peu marrant avait été tué. Alors je suis triste … Et pis c'est pas juste …. HHHAAAARRRRGGGG !!!

 

Donc, ouais, j'ai bien envie d'être Charlie …

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 17:51

 

Moi, Fridrich Maultier*., je suis atteint de Pierrichardise chronique. Cela se traduit dans ma vie par des maladresses, foirades des doigts et autres crises de Parkinson entraînant des brûlures, griffures, ouvertures et autres trucs douloureux que ça pique aïe, aïe … Je rassure tout le monde : ce n'est pas contagieux … Plus fort, je ne blesse que très rarement les autres.

 

Mais ces derniers temps, ma maladie a évoluée. Elle ne tend pas à régresser – ben non, tu penses, elle aurait plutôt tendance à se spécifier.

Je suis maintenant atteint Pierrichardise Podal chronique …

 

En effet, sur les douze derniers mois, je me suis :

  • fendu un orteil et son ongle en chootant dans un barbeuk' posé au sol sous une pile de linge sale (ne posez pas de question dont vous ne comprendriez pas la réponse).

  • Planté une cinquantaine de bous de verre sur l'ensemble des deux pieds, dont certains ont du être retirés grace à la nanotechnologie.

  • Planté l'angle d'une vitre sur le dessus du pied droit en changeant celle-ci dans la véranda, parce que mon grand avait pété la précédente avec un verre de jus (ne posez toujours pas de question dont vous ne comprendriez pas la réponse).

 

Mais je nous garde une poire pour la soif … Ma meilleur de l'année … Ma plus flamboyante … Ma plus en publique …

 

C'était la fête de fin d'année de l'école de ma fille, Bettwolf* **. La « party » se déroulait bien, dans un bon esprit familiale. Nous chourions, quelques familles et la notre, une partie des ticket de tombolas pour nous payer plus de bière, parce qu'animer des stand ça déshydrate …

 

Le taux d’alcoolémie même pas estourbissant, nous regardions cette douce soirée passer entre ricannage, mômes qui chialent, match de foot et enthousiasme pour une éducation d'avant garde.

 

Au alentour de 23h47, peut-être 48 (je suis plus sur …), la Komendenture local nous conseilla de ranger le bordel qu'on avait mis parce que « demain y'a quand même école et faut pas que ce soit le souk ... ». En bon petits soldats de la parentalité, chacun trouvait naturellement la/les taches qui lui incombait. Accompagnant le jeune N, d'au moins dix ans mon cadet, je me retrouvais au rentrage de barbeuk.

 

« Tiens, on va dégager la plaque du dessus en preum's ... ». J’acquiesçais tout en observant la-dite « plaque du dessus ». Une bonne vieille plaque de fonte d'un mètre vingts sur un demi mètre. Une bonne trentaine de kilos tartinée du gras de plusieurs dizaine de mergez.

La plaque était encore chaude et nous constations avec effrois que nous ne disposions que d'une paire de gants de protection.

 

« A une main ça le fait »

 

Je n'avais qu'une confiance modérée dans la croyance de mon interlocuteur. Mais bon, j'allais pas faire mon relou. Empli d'une confiance maltée, je saisissais la plaque. Je me relèvais. Et, …

 

Zip ! … Flop … Bong !!!!

 

Le bong en question était le bruit du choc du monolithe métallique contre mon pied gauche, vétu d'une simple tong : ouille, ça pique chanmax … Une larme perlait au coin de mon œil ...

 

Mais, je me ressaisis immédiatement – nous étions en publique que diable. Je me scotchais vaguement un sourire bricolé à la hâte et je reprenais ma plaque … à deux mains !

 

Je finissais la soirée comme un vrai héros de guerre : digne et discret. Je ne m'autorisais à boiter et à hurler que quand j'étais sur de ne pas être entendu. Depuis mes deux pieds ne sont plus vraiment frère …

 

Saleté de maladie …

 

* Dans un soucis du respect de l'éthique journalistique occidentale, j'ai changer mon nom et ceux des autres protagonistes pour qu'on ne nous reconnaisse pas …

** ceux qui ont la vanne : BRAVO !

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 08:31

 

On m'avait dit : « à quarante ans, tu verras … C'est le début de la fin, tu vois qu'ça sent le sapin … Alors tu deviens plus sage, plus calme, pour pas te faire péter un boyau de la tête. Pis, tu deviens patient, parce que tu as moins de jus … Tu verras mon ami … Tu verras ... »

 

Et ben, c'est pas vrai du tout !

 

Je viens de m'engager dans le couloir sombre – mais avec des petites lumières rouges sur les cotés – de la quarantaine et ça change rien !

J'ai toujours des envies de mettre des coups de boules à mon prochain, surtout si celui-ci fait montre d'excellence dans la construction de logorrhées ineptes à tendance pernicieusement fascisante.

 

Et la patience ? Ben c'est pas ça non plus …

 

Certes, je ne dépense plus une énergie difficilement gagné dans des conflits de nature quotidienne et sociale. Du type : embrouille de voiture pour doublage intempestif, excitation de plage pour chevauchement de serviette, …

 

Pourtant de nombreux trucs du quotidien me rendent encore complètement hystérique. Des trucs tout simple, tout bête … Et ben moi, ça me Vénerre !!!!

 

Tenez, j'y pense parce qu'il m'a fait le coup toute la matinée … LES PC QUI RAMENT !

 

Il est certain qu'à force d'aller sur des sites que la morale économique réprouve, ça laisse des traces. Et je ne parle pas de sites ou la multiplicité des X est proportionnelle à la dilatation des orifices en photos.

 

Bref, le résultat reste le même : ça rame comme un enculé et ça me rend dingue !!!!!!

Comment ne pas avoir envie de piétiner son Pc quand celui-ci affiche des écrans gris ou/et bleu dès que vous cliquez sur « enter ».

La bave me monte aux lèvres et je pousse des cris de chimère en pleine crise de manque quand mon ordi affiche moins vite que moi, ce que je tape.

 

Alors, je prends, je tape, je fracasse, je laboure, je décortique, je désosse, … Enfin j'y fais mal, quoi … J'en suis à mon 14éme Pc en 2 ans, c'est pénible …

 

Et que dire de la bouilloire !

Ha, la putain de bouilloire, sa mère la pute qui tapine à Tempa Bay* !

 

Comment un être normalement constitué peut rester immobile pendant ce gâchis de minutes. Remplir un de ces bidule me rend barge… Et glouglouglou … une minute …. Glouglouglou … Deux minutes … Glouglouglou … HAAAAAAA !!!!

 

Je craque ! J'en peux plus d'attendre et je fracasse la caftière – théière – bouilloire (rayez la mention inutile) sur le sol dans un rire démoniaque ! Et puis, je la piétine en crachant dessus, parce que faut pas me faire chier !

 

Bref, y'a encore du boulot pour atteindre la résonance transcendantale de mon shi … Ou faut que je consulte …

 

* J'ai choisi ce nom uniquement pour l’assonance ...

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 13:26

 

Jeudi dernier, c’était le retour du jeudi qui fait flipper les angoisses dans le fond du cerveau … Ma femme était à Paris, mes enfants n’étaient pas gardés et je devais faire une présentation de la nouvelle école qu’on est en train de monter sur Marseille. Face à moi, j’avais de potentiels élèves. Je me devais donc d’être vendeur, sérieux, pro et rassurant … Au top quoi …

 

Et c’est vrai que venir avec ses deux chiards pour le boulot, ça donne vraiment l’impression du contraire …

 

J’arrivais sur le Prado* en bas de l’immeuble Regus**, armé de mes deux nains de combat. J’étais tendu comme un string : « pas bouger ! », « pas respirer ! », « pas toucher ! », … ça charclait, je vais te dire …
On montait en tension, lorsque Zéphir manquait de se faire crépiser par un land rover à la propreté approximative alors qu’il déboulait sur le bitume afin de s’introduire dans l’immeuble (zephir pas le land rover …)…

 

A la vue de ce dernier événement, il me paraissait hautement improbable que ma réunion se passa bien. M’élevant dans les étages, je torturais mon cortex pour trouver une solution. Quand le ding de mon arrivé retentissait, je ne voyais plus que le bluff ou l’auto-humiliation pour me sortir de là …

Je me tournais vers l’hôtesse d’accueil - qui m’avais reconnu - et faisait comme d’hab’ : un sourire, le beeper, un bisou sur la fesse gauche et zhou fait ta présentation. Or cette fois-ci, je trainais sur la fesse et commençait à lui présenter mes nains. Puis, me jetant à ses pieds - que je m’employais à laver de mes larmes dans le même geste, je lui implorais de me céder une salle gratuitement le temps de ma réu … Pitié … S’t’eupl’… Je ferais tout ce que tu veux … Oui, même ça mais sans le citron - ça pique …

 

Elle  m’enchainait de son sourire d’hôtesse : mi-salope, mi-débile légère … « Mais pas de problème*** … ». Je la suivais sans y croire … Et puis oui, elle me fournissait 3m² pour mes nains …. YOUPI !!!! Je sortais le matos pour que les deux heures à venir se passent bien : une ds, une tablette, mon tel, les chargeurs de tous le monde, du cake, une bouteille d’eau, des changes au cas où, …

A peine avais-je posé mon mètre cube de bordel que je sautais en direction de ma salle … LIBRE !!!!

 

Après mon spectacle son et lumière, avec postillons en option si t’es trop prêt, je repassais à l’accueil. J’y trouvais mes trolls sagement assis, un bouquin sur les genoux.
Des qu’il me vit, Zeph’ me récita par le menu le comportement de sa sœur durant leur attente. Conclusion : ça allait …

 

Nous repartions donc dans une joie et un soulagement non feints, ni boudés … Je ne tarissais d’éloge à leur encontre … Ai drôlement fier le papa …

 

Puis, au bout de 15 minutes de trajets, mon grand se tournait vers moi : « Tu sais P’pa ? … Y’avais plein de truc à manger dans la pièce ou on était …

- Ho-ho …

- Comme ça avait l’air gratuit on en a mangé plein et surtout avec Lilou on a pensé à tout le monde. On a pris du sucre pour toi, du thé pour maman et plein de gâteaux pour nous !

Plutôt que de partir dans une répression inadéquate et épuisante, je préférais m’évanouir …

* c’est une rue
** c’est une boite
*** à prononcer comme Jessica Rabbit

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 22:22

 

Jeudi dernier, je décidais de contacter mon ami à petit corps et grands cheveux : Mr S ! … Nous nous accordions pour une descente de bière en bonne et due forme ...

 

Le soir même, sur le coup des 20h89, nous nous retrouvions au cours Ju'. Après un léche-terrasse de quelques minutes, nous posions notre dévolue sur « Le petit Pernod ». Une table deux personnes toute ronde et tout métal criait notre nom au plein cœur de la foule assise. Renard de bars, nous harponnions table et chaises avant que quiconque ne s'en approche. Les cigarettes rigolotes fleurissaient partout … Bonne ambiance ...

 

Après quelques minutes d'attentes, un trentenaire au cheveux tous gris venait à notre table. Vêtu comme un touriste, il arborait un plateau et un torchon sur l'avant bras. Nous détections, immédiatement, son état de bourritude …

  • B'jour m'ssieur … Quesseujvousserre ? …

  • Ben, 2 demis, s'il te plaît …

  • Eukay …

Et il repartait titubant en direction du comptoir.

 

15 minutes plus tard … Toujours rien … Le gaillard taillait méchamment la bavette avec toutes les tables. On voyait bien qu'une grande partie de son énergie passait à garder son équilibre discrètement. Je hélais le gars … « Hein ? … Ha, oui ! Merde ! ». Il retitubait vers le comptoir …

 

37 secondes plus tard, il arrivait avec 2 demis à demi composé de mousse.

  • Désolé les gars … J'vous avais oublié …

  • Pas grave ...

  • Savez … C'est un jour un peu particulier …

 

Pour donner un peu d'intensité à son propos et éviter de tomber, il s'accroupissait et posait une main à terre. Il nous racontait que c'était son grand retour à Marseille pour la saison. Étant connu et aimé de tous – tu m'étonnes – il avait bu des coups avec tous le monde – ceci expliquant cela. Enfin, il nous indiquait les raisons de cet amour : son professionnalisme, son aura, sa précision … Bref, il était bourré …

 

A la deuxième tournée, il nous offrait la suivante car nous étions sympathique … Oubliant ce qu'il avait dit il offrait aussi à la quatrième … Durant cette période, il décidait de faire une pause. « Allez, … Un 51 et j'y retourne. Il s'asseyait à une table et buvait son coup. »

 

Quand son état devenait critique, un groupe d'une douzaine de d'jeun's éméchés s'affalait sur la terrasse derrière nous. Il reprenait du service. À la limite, il tentait vainement de mémoriser la commandes :

« 4 demis … 2 pina colada … 3 vodka … 1 red bull … Non … Cépassa … 5 demis ... »

 

Goguenards, nous lui soufflions de fausses commandes :

  • 15 pastis !

  • 5 menthes à l'eau !

  • Hark ! Hark ! Hark !

 

Pas sur de lui, le serveur rentrait à l’intérieur retrouver ses petits … Mr S me regardait : « Bon ? On se casse ?

  • Ben on paye …

  • Ben non ... L'autre, il est trop gémur pour voir qu'on se barre …

  • Ouais, t'as raison …

 

Nous nous levions d'un bond décidé, pendant que le reunoi derrière nous se barrait à quatre pattes sans payer ses 17 demis. À ce moment, le serveur se retournait pour récapitulé se commande gigantesque. Il se grattait la tête. Nous nous immobilisions. Mr S semblait scruter un truc super intéressant sur son mobile pendant que je me décidais pour une introspection de mon porte monnaie afin de déterminer combien de pièces de 1 centime il contenait.

 

Il se retournait … GOOOOOOOOO !!!! Nous glissions hors de la terrasse pour un plan basket en douceur. Nous remontions la rue ricanant et sautillant, comme des mômes ayant joués avec les sonnettes du quartier.  

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 20:40

 

Dans le torrent d'activités qu'est devenu ma vie, les bouffées d'aires sont rares. Ma géographie variable est devenue chronophage et cortexophage. Preuve en est, ma désagrégation blogale, je ne suis plus qu'un gif animé dans l'anim' flash qu'était ma vie numérique* …

 

Ce dimanche semblait alors un îlot d'immobilisme … Du rien … Pas de taff' (ou plutôt pas envi de le faire) … Ma femme était en épisode dépressif … Pas bavarde … Les mômes était couchés tôt … Fin de course à 19h30 ...

 

Que faire de ce trésor de temps … Certainement pas un épisode de l'une de 74 séries que je suis en parallèle. Je suis à 14 528 heures de visionnage en 2 mois … Je fatigue … Par contre s'péter un poste ça pourrait le faire … Mais j'ai encore les lobes ankylosés … Pas le début de commencement d'une blagounnette … Normalement, ça se prépare ces choses là. Bon, pas d'angoisse … On se fait pas le stresse du poste vide.

 

À l'orée de ma quadragénérittude, je ne me fait plus niquer … C'est le avantage … Plutôt que de monter dans les tours et finir crispé, au bord de la tétanie … Je souffle … Je ferme les yeux … Je réfléchie à une activité décontractante dont j'aurai envi, là, maintenant, tout de suite … Et je la fais !... Et pis ça marche !!!

 

Ce soir, le grand gagnant fût …. Ratatatating ! Le bain bien chaud ! … Ha ouais, pas con …. En plus, j'avais un peu mal au dos ...

 

Je montais vite dans la salle de bain du haut. J’obturais l'évacuation de la baignoire et tournais les boutons jusqu'à ce que, comme dans les films, la vapeur et le bruit de l'eau remplissent toute la pièce.

 

En attendant un niveau ad hoc, je me préparais comme une jeune fille : du t-shirt super classe avec une pin-up dessus qui sent bon la lessive, du sous vêtement stabilisant mais pas oppressant, de la chaussette qu'est chaude, …

 

Ayant tout bien préparé, il me restait encore quelques minutes avant l’arrêt de l'eau. Pour parfaire ce moment de détente, je me roulais une cigarette à la décontraction avérée.

 

De retour dans la salle de bain, je coupais l'eau. Je déposais mon cendar', mon kébri et ma « clope » sur le rebord de la baignoire. Puis, je me déshabillais. Je tassais vaguement mes fringues du pied. Je me regardais dans la classe … Ouais, ça va … Y'a largement pire …

 

Au fur et à mesure que je m'enfonçais dans l'eau, la chaire de poule me gagnait. L'eau était bouillante. À force de petit cri, je finissais allongé.

 

Je m'allumais le bidule et fermais les yeux. Je commençais par laisser la chaleur chasser mes sales idée et mes nerfs. Puis, j’enchaînais en tentant de remplir ce pauvre cerveau d'idée pour un post

 

Les éléves mononeuronal ? … Bof … Les névrosés du train ? … Re-bof … La dernière cascade de Zéph' ? … Re-re-bof … Alors quoi ? …

 

J'ouvrais les yeux pour déposer ma cendre dans le cendrier … Zip ! … Plouf ! … Avant que j'ai eu le temps de le toucher, le cendrier et tout son contenu venait de tomber dans mon bain.

 

Bon, je croie que je l'ai mon idée de texte ...

 

* Là, c'est de la vanne toute pourrie de webbeux ...

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 12:52

Un jour de cet été, Mr S, mon ami micro-rasta, était dans mon jardin. Nous devisions sous le soleil du Sud-Est avec mes nains gesticulant autour de nous.

Les voyant agir plusieurs longues minutes, il stoppait notre débat et me sortait à froid : « Mais c'est des punk tes mômes … Des no future men ... ».

Il est vrai qu'au moment des faits ma fille venait de tomber toute habillée dans une bassine d'eau sale et mon fils venait de ruiner mon potager à coup d'eau de piscine javellisée …

Amusée, je ne lui répondais que par un sourire … Le mot était bon mais le propos un peu excessif …

 

Mais ce mercredi, j'ai compris qu'il avait raison. Et pis encore, c'est génétique … La punkitude est gravé dans l'ADN de la famille.

 

En effet, hier, ma fille était conviée à un anniv'. La thématique était « princesse ».

Cependant, d'un point de vue pratique, ma femme était partie à Paris et mon fils avait foot à peu près au même moment. J'étais donc dans une gestion mode course …

 

Sur le coup des 15h07, nous arrivions rue E Herriot en direction de Ouimum's – un salon de thé un peu prout pour que les mamans se la coulent douce pendant leurs enfants soient gérés dans une ambiance bobo-magique.

 

Lilou galopait à mes côtés, elle était déjà habillée en princesse (des neiges précisément). Zéph' lui speedait aussi, sac de foot sur le dos et sur-chaussures à roulettes qui font des tas de lumière aux pieds. Nous avions quelques minutes de retard, mais rien de grave.

 

Enfin devant le salon de thé, une gigantesque porte automatique se présentait devant nous. Au bout de quelques secondes d'attente, rien ne se passait. Dans mon speed, j'en concluais que j'avais mal compris et que la porte n'était pas automatique. Je poussais dessus pour comme un âne …

 

C'est dans un hurlement de troll émasculé que la propriétaire se pointait devant la porte pour m'obliger à arrêter mes conneries. Dès que je le fît, la porte glissait vers la gauche et nous laissait l'espace pour entrer. Chose que nous fîmes sous le regard courroucé de la patronne et des clients (dont nombre d'entre eux étaient des parents de l'école de ma fille).

 

Même pas honteux, je demandais à la capitaliste stressée de me dire ou me rendre pour la fête … Prenant sur elle, elle m'indiquait l'étage dans un sourire crispée. Embarquant mes nains, je me dirigeais dans la direction indiquée.

 

Durant la montée à l'étage, je ramassais ma fille toutes les trois marches car celle-ci n'est pas habituée aux robes longues. C'est donc sous le regard halluciné des enfants et des parents présent que nous franchissions la dernière marche.

 

Après le réglage des éléments pragmatiques avec la mère inviteuse, je me tournais vers ma fille. Je m'embrassais la main, lui lançais un bisou imaginaire et ajoutais : « Bise ma princesse … Eclates-toi bien ».

Derrière ma fille, se trouvait l'animatrice de l'anniversaire (elle aussi déguisée en princesse), elle répondait juste « oui ».

 

Taquin, je me décidais de tenter la petite vanne. Regardant l'animatrice j'ajoutais : « non, mais c'est à ma fille que je parlais ... »

Me jetant un regard glaciale, elle répondait : « j'avais compris ». Bon … Pas super bien passé comme vanne …
Avant de me faire étriper et d'être en retard au foot, je me décidais à partir vite avec mon fils …

 

Zeph' n'avait pas quitté ses roulettes, la descente de l'escalier n'en était que plus technique. Et des fois quand c'est trop technique, ça part en couille … Et là, paf ! Ça à pas raté.

 

À mi-escalier les deux pieds de mon fils glissaient et il se marravait comme un malade. Dans l'action, il dégageait une statue présente dans les marches. Celle-ci dévalait jusqu'en bas dans un bruit infernal. Je ramassais mon fils (qui n'avait rien – ouf) et la statue (qui n'avait rien – ouf) sous le regard meurtrier de la propriétaire, qui, je pense, commençait à en avoir raz le cul de cette famille qui pète tout en 10 minutes.

 

J'époussetais mon fils et l'emmenais hors de ce lieu avant que nous fassions lapider. Une fois dehors, je ne pouvais m’empêcher de ricaner. Je me tournais vers mon fils : « on est trop keupon pour ce monde mon fils ... »

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 09:24

Depuis plusieurs mois, par le truchement du hasard du porte monnaie vide, je me retrouve à jouer les France trotter. Ceci afin de délivrer la sagesse de mon savoir à haute teneur en technicité internet.

C'est pourquoi, mardi dernier, je redescendais de la capitale vers ma Marseille pas natale. Contrairement à ma douce, je n'y étais pas allé pour faire la belle. J'en revenais donc fourbu …

 

Et pour cause … Pour me détendre, je m'étais levé à 6h45 pour traverser presque tout Panam'. J'y avais prodigué mes talents au 10ém étage d'une tour glaciale de la défense toute la journée.

Ensuite, toujours dans un esprit de frais divertissement, j'avais enquillé 20 minutes de RER A et 2 heures d'attentes de train dans une gare de Lyon aux accents polaires.

 

Les gens y mouraient de froid sur place. Les clopes se gelaient si on ne tirait pas dessus en permanence. J'y survivais par miracle en m'abritant dans la carcasse d'un contrôleur encore chaud, comme Luke Skywalker le fit en son temps. Nous fûmes 15 survivants à franchir le Rubicon de la porte automatique du wagon … Une boucherie j'vous dis …

 

Ce ne fût qu'aux alentours d'Avignon que mon sang recommença à couler normalement dans mes veines et que je récupérais la sensation de mes pieds.

Après 3 heures 30 de folle griserie ou l'emmerdement se tirait la bourre avec la dépression nerveuse, j'arrivais à Marseille.

 

Pour finir en beauté, je me faisais une petite fraude à la RTM*, parce que « ça va bien les transports en commun » ! J'arrivais devant la porte de mon immeuble vers les 00 heures 57.

 

Pour mettre du piment dans ma vie, j'avais décidé de perdre mes clés. Heureusement, ma douce a une fidélité increvable. Elle avait donc laissé son mobile allumé pour que je la beep à mon arrivée … C'est-y pas beau la dévotion ? …

 

Exténué mais satisfait de mon retour à la maison, j'inclinais ma valise à roulette pour la poser et empoignais mon portable. D'un index agile, je faisais glisser les boutons tactiles pour lancer la communication avec ma femme. Sa miniature apparaissait sur mon écran. Je m'attendais à une tonalité … ??? … Alors ? ...Qu'est y'a ? … Je retournais le combiné vers moi : « Réseau indisponible ».

Comment ça pas de réseau ? En plein centre ville de Seillemar ? … Non ! … Ma négligence administrative aurait encore fait des siennes ? … Non, c'est un prélèvement ...

Alors quoi ? … C'était encore mon matosse de deurm' qui faisait son malin ! Harg ! …

 

A sa décharge, ce téléphone à du subir 450 mètres de chute en cumulé … ça use …

 

Mais qu'importe, je bootais la bête, ça devait lui remettre les idées en places …

Je bootais … J'attendais … Doigts … Bouton … Miniature … Tonalité ? … ??? … Whalou ! Re-harg sa mère !

Peut-être avais-je mal redemarré la première fois, alors zhou, go to the reboot … J'attendais … Doigts … Bouton … Miniature … Tonalité ? … ??? … Keud ! …. Re-Reharg de la mort qui flagelle des enfants avec des orties ! …

 

A ce moment précis, je me tatais fortement. Devais-je jeter mon mobile au sol et le piétiner avec rage ou pleurer et partir pour 2 ans de dépressions ?

Mais non ! « Can't keep me down » comme dirait le dernier fils de Bob**, je voyais une solution romantico-pratique : le coup des petits cailloux dans les volets. Si ça marche, c'est classe …

 

Malheureusement, je trouvais facilement des crottes de chiens … tandis que des cailloux …

Après 15 minutes de quatre pattes dans la pénombre, mon sens de l'humour en avait pris un sacré coup.

Mais soudain, joie, communication avec dieu et mini orgasme, je trouvais enfin mon cobaye minéral.

 

Je reculais de quelques pas, faisais des tourbillons avec le bras et … Nawak ! Engoncé dans ma veste de rock star sur le retour et mon sac en bandoulière, mon projectile effectuait une trajectoire à des années lumière de ce qui était prévu … J'avais perdu ma seule chance de rentrer ! Je me décidais enfin pour la dépression de 2 ans …

Je me voyais déjà mort au petit matin, noyé dans mon malheur et ma solitude.

 

Alors, je tentais le tout pour le tout : le SMS ! Et il passait !!!! Du coup, je récupérais le réseau ! Waaahoooooouuuuuu !!! Du coup … Doigts … Bouton … Miniature … Et, … Tonalité ! … Il était 1 heure 42 …

 

Ma femme m'ouvrait la porte 5 minutes plus tard, le regard ensommeillé et le bisou mou, … Ou l'inverse, je sais plus …

 

Je me couchais soulagé, énérvé et honteux … Mais chez moi ...

 

* RATP marseillaise

** Marley, bien sûr ...

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 22:04

 

Ce vendredi, un drame venait de se produire dans l'immeuble ! Le voisin du deuxième c'était fait fracturer sa porte d'entrée et chourer deux trois conneries. Des trucs sentimentaux, rien de bien méchant, mais du qui fait chier, qui venerre … Le tourment c'était rependu dans les étages comme un tsunami d'émotion* …

 

Moi, en tant qu'intello-prolétaire qui ouvre les chakras aux masses laborieuses, je ne sais plus de quelle contrée exotique je rentrais. Mais j'en rentrais tard. Je ne fut donc informé de la chose que tard dans la journée.

 

Solidarité vaincra, je passais voir le mec, qui est un peu âgé et un peu seul. Avant même que je finisse d'atteindre l'étage la porte s'ouvrait. Il croyait que c'était les keufs qui venaient relever les empreintes et tout le toutim.

« Ha … C'est vous … Bonjour ... ». Et vazy que j't'enchaine, et que je te montre le mur défoncé, et que je me plaint des condés qui font rien qu'à rien branler, …

 

J'étais plutôt fier de moi : attentif, positif mais réaliste … Le discourt ne tombait pas – c'était pourtant une de mes craintes – dans le nazillon de bas étage. Ce qui facilitait la tache pour me sentir solidaire.

 

Au bout de quatre à cinq minutes de conversation, la porte du voisin d'en face s 'ouvrait brutalement. Celui-ci nous apparaissait raide comme un piquet, le torse bombé – à tel point qu'il était cambré vers l'arrière.

De base, il est un peu flippant le voisin : œil perçant et sombre, balafre plein la tronche … Pour corser la chose, il portait des lunettes de soleil super bizarres, genre Swarzie dans T1, mais puissance dix. On les auraient situées entre le kitsch et le médical.

 

Il nous toisait de sa tête pas possible. Puis, il releva doucement les lunettes, les posa sur son front. Fronça les yeux, se cambra encore plus en arrière et commença à faire fondre son masque de cire pour arborer un sourire franc et jovial.

Les lunettes toujours sur le front, il se dirigeait vers nous la main tendu : « ha ... salut … ça va ? - se tournant vers moi – Ouais … J'ai appris pour monsieur – il désignait le volé du menton- Putain ça me dégoutte ! ».

 

Je le laissais s'énerver tout seul quelques secondes … Je le connais un peu, il redescends vite … Et ce fût le cas. Oubliant complètement la victime, il ne parlait quasiment qu'à moi de tout et de rien … Au bout de cinq minutes, il se tapait le front du plat de la main : « Ho ! Faut que je te montre un truc, tu vas halluciner ». Il me traînait vers chez lui et se tournais vers le fracturé de la porte: « excusez-nous … deux minutes ... ».

 

Se dirigeant vers l'appart', il me tendait le lunettes : « Prends ça … Tu vas voir c'est terrible ! … J'me suis acheté ça pour noël ... ».

 

Une fois dans l'antre de la bête, il se dirigeait vers une espèce de télé, écran plat taille XXXXL : « Vas-y … Poses-toi … Mets les lunettes, tu vas voir ... »

 

Je m’exécutait, pendant qu'il appuyait sur lecture. Que découvrais-je, de mes yeux consternés ?

 

Une jeune dame, à la poitrine pulpeuse et fort peu couverte, se tenait dans un champs ou elle faisait un pic-nic … Sans culotte … Comment je le sais ? … Parce que très rapidement, elle a commencé à se tirlipoter le machin ! Le tout dans une 3D, je dois l'avouer plutôt bien faite …

 

J’hésitais entre l'explosion de rire et fondre en larme de consternation … « Alors ? » … Je ne savais trop quoi répondre. Puis comme pour enfoncer le clou, il croyait bon d'ajouter : « C'qu'est dingue ! … C'est qu't'as vraiment l'impression qu'la fille, elle est à coté de toi ! ... »

 

Je manquais de tourner de l’œil devant tant de connerie. Mais comme un soldat, j'affrontais mon destin … Je me voyais pas trop lui balancer un : « qu'est-ce j'en ai à foutre de tes films de boules ! ». Avec la tête qu'il a, c'était un coup à se retrouver avec une boutonnière entre la cinquième et la sixième côte plus vite que ça ...Alors, c'est mi-géné, mi-consterné que je découvrais – attention ! N'oublions pas en 3d: Samantha s'tripotte à la campagne, Anita dans une étable, Barbara dans une cuisine, …

 

Au bout de 15 minutes je repartais, titubant enfin de rire dans les escaliers, devant la scène hallucinatoire que je venais de vivre … Encore un que je ne regarde plus du même œil ...

 

* C'est-y pô pouetique ...

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