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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 22:04

 

Ce vendredi, un drame venait de se produire dans l'immeuble ! Le voisin du deuxième c'était fait fracturer sa porte d'entrée et chourer deux trois conneries. Des trucs sentimentaux, rien de bien méchant, mais du qui fait chier, qui venerre … Le tourment c'était rependu dans les étages comme un tsunami d'émotion* …

 

Moi, en tant qu'intello-prolétaire qui ouvre les chakras aux masses laborieuses, je ne sais plus de quelle contrée exotique je rentrais. Mais j'en rentrais tard. Je ne fut donc informé de la chose que tard dans la journée.

 

Solidarité vaincra, je passais voir le mec, qui est un peu âgé et un peu seul. Avant même que je finisse d'atteindre l'étage la porte s'ouvrait. Il croyait que c'était les keufs qui venaient relever les empreintes et tout le toutim.

« Ha … C'est vous … Bonjour ... ». Et vazy que j't'enchaine, et que je te montre le mur défoncé, et que je me plaint des condés qui font rien qu'à rien branler, …

 

J'étais plutôt fier de moi : attentif, positif mais réaliste … Le discourt ne tombait pas – c'était pourtant une de mes craintes – dans le nazillon de bas étage. Ce qui facilitait la tache pour me sentir solidaire.

 

Au bout de quatre à cinq minutes de conversation, la porte du voisin d'en face s 'ouvrait brutalement. Celui-ci nous apparaissait raide comme un piquet, le torse bombé – à tel point qu'il était cambré vers l'arrière.

De base, il est un peu flippant le voisin : œil perçant et sombre, balafre plein la tronche … Pour corser la chose, il portait des lunettes de soleil super bizarres, genre Swarzie dans T1, mais puissance dix. On les auraient situées entre le kitsch et le médical.

 

Il nous toisait de sa tête pas possible. Puis, il releva doucement les lunettes, les posa sur son front. Fronça les yeux, se cambra encore plus en arrière et commença à faire fondre son masque de cire pour arborer un sourire franc et jovial.

Les lunettes toujours sur le front, il se dirigeait vers nous la main tendu : « ha ... salut … ça va ? - se tournant vers moi – Ouais … J'ai appris pour monsieur – il désignait le volé du menton- Putain ça me dégoutte ! ».

 

Je le laissais s'énerver tout seul quelques secondes … Je le connais un peu, il redescends vite … Et ce fût le cas. Oubliant complètement la victime, il ne parlait quasiment qu'à moi de tout et de rien … Au bout de cinq minutes, il se tapait le front du plat de la main : « Ho ! Faut que je te montre un truc, tu vas halluciner ». Il me traînait vers chez lui et se tournais vers le fracturé de la porte: « excusez-nous … deux minutes ... ».

 

Se dirigeant vers l'appart', il me tendait le lunettes : « Prends ça … Tu vas voir c'est terrible ! … J'me suis acheté ça pour noël ... ».

 

Une fois dans l'antre de la bête, il se dirigeait vers une espèce de télé, écran plat taille XXXXL : « Vas-y … Poses-toi … Mets les lunettes, tu vas voir ... »

 

Je m’exécutait, pendant qu'il appuyait sur lecture. Que découvrais-je, de mes yeux consternés ?

 

Une jeune dame, à la poitrine pulpeuse et fort peu couverte, se tenait dans un champs ou elle faisait un pic-nic … Sans culotte … Comment je le sais ? … Parce que très rapidement, elle a commencé à se tirlipoter le machin ! Le tout dans une 3D, je dois l'avouer plutôt bien faite …

 

J’hésitais entre l'explosion de rire et fondre en larme de consternation … « Alors ? » … Je ne savais trop quoi répondre. Puis comme pour enfoncer le clou, il croyait bon d'ajouter : « C'qu'est dingue ! … C'est qu't'as vraiment l'impression qu'la fille, elle est à coté de toi ! ... »

 

Je manquais de tourner de l’œil devant tant de connerie. Mais comme un soldat, j'affrontais mon destin … Je me voyais pas trop lui balancer un : « qu'est-ce j'en ai à foutre de tes films de boules ! ». Avec la tête qu'il a, c'était un coup à se retrouver avec une boutonnière entre la cinquième et la sixième côte plus vite que ça ...Alors, c'est mi-géné, mi-consterné que je découvrais – attention ! N'oublions pas en 3d: Samantha s'tripotte à la campagne, Anita dans une étable, Barbara dans une cuisine, …

 

Au bout de 15 minutes je repartais, titubant enfin de rire dans les escaliers, devant la scène hallucinatoire que je venais de vivre … Encore un que je ne regarde plus du même œil ...

 

* C'est-y pô pouetique ...

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