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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 20:45

 

 

Samedi, ma douce était partie sautillante, comme une gazelle dépensière, faire les magasins. Je me retrouvais avec les deux schtroupfs et un ordre express de la Komandenture !

 

En effet, la petite recevait un de ses meilleurs copains dans l'après-midi. Qui, soit dit en passant, correspond aux canons de beauté que celle-ci a développé depuis plusieurs années : les Hulk métisses.

Or, la mère de ce cher bambin n'est que peu habitué à se rendre dans notre demeure. Du coup, les apparences doivent être sauvées … Cette pauvre femme ne doit pas voir – ni comprendre – que nous vivons dans un bordel crasseux à faire passer Gaston Lagaffe pour un méticuleux monomaniaque du rangement.

 

Re-du coup, la Komandenture lache les sirènes et les ordres : CODE ROUGE de la débordélisation de la maison ! Tous les Fred aux rapports ! Tous les Fred s'arment de leurs balais !

Ma mission était simple : rendre au salon son aspect humain, tuer les acariens plus gros qu'une pièce de un euro et supprimer les virus mortels. La Komandenture  avait été claire. En cas d'échec de la mission, je serais émasculé au coupe ongle et cautérisé à la vodka.

 

Autant dire que je faisais pas mon malin … Mais je profitais encore de la présence de mes testicules, pour que celles-ci s’hypertrophient et se brisent à la vue de cette contrainte*

 

Cela dit, je prenais mon courage à deux mains et mon remède à cette pénible dilatation testiculaires : du gros son de la mort, bien haineux, avec les enceintes qui vibrent et les carreaux qui pètent (ou l'inverse).

 

Pour faire plaisir à ma fille, je commençais par une exception. Nous lancions son morceau culte du premier album de Louis Attaque.

Après, je lâchais les chevaux. J’enchaînais avec un petit Mass Hysteria en live au Québec.

 

Je commençais alors mon concert imaginaire dans le Bercy de ma tête. Sautillant de droite et de gauche, j'empoignais tel bibelot mal rangé. Je le déposais à sa place et j'en profitais pour réchauffé la partie gauche de la salle. Je débarrassais la table basse à grands coups de pieds (armés de rangers pour l'occasion) et rangeais du talon.

Mes nains, habitués à mes excès musicaux, continuaient leurs jeux en suivant plus ou moins le morceau.

 

Pour ne pas perdre le rythme, je mettais un autre live, sauf que là, il était de Trust. Je profitais de trier les livres et revues des enfants pour effectuer un solo de batterie … J'étais à fond, c'était la consécration par mon public. Je pleurais presque …

 

La puissance de feu du groupe allait crescendo, tout comme le speed de mon rangement. Enfin, le summum : antisocial !

 

Je donnais tout ! Pourtant je faisais une pause au cours du morceau, car je n'est plus 20 ans … Le refrain suivait. Je découvrais mon Zéphir, en train de monter une voiture lego, rythmant sa construction d'une levé de poings gauche régulier en criant « AN-TI-SO-CIAL ! … AN-TI-SO-CIAL !... AN-TI-SO-CIAL ! »

 

Je tombais à genou de bonheur … ça y est ! La graine est plantée !

 

*Pour les pas finaux, ça me gonflait et cassait les yeuks

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