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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 14:30

 


Depuis que le démon de l'immortalité* nous à piqué, ma douce et moi, avons mis nos passes-temps entre parenthèse. Adieu drogues, concerts, backroom et invitations VIP. Bonjour couches, vomis et serpillières.

 

Mais l'avantage du temps qui passe – hormis le fait de te rendre mou, flétris et aigris – c'est qu'il fait grandir les nains.

 

C'est pourquoi, ce samedi, nous avions exfiltrés nos enfants et avions trouvé le temps et le financement pour aller au concert de Shaka Ponk. J'attendais ce soir depuis des mois : à moi pogo, slam et autres activités énergeophages et libératoire. Tout avait été calculé, millimétré, anticipé.

 

Deux heures avant l'ouverture officielle des portes, je sautais dans ma douche pour un décrassage intérieur/ extérieur.

 

Comme un vieux combattant ayant perdu de la vaillance mais sachant la compenser par la technique, je préparais la tenu ad hoc pour ce concert de énervés sous chapiteau.

J'optais pour une tenu peu épaisse mais chaude (il caillait dru), un savant mélange d’échalote et d'hyper technologie textile. Coté chaussures, je choisissais une paire indestructible, déjà faite et non ostentatoire.

 

Ensuite, afin de maximiser et maintenir l'énergie de mon âge, j'optais pour le plat de pâtes et jambon avec une bière.

Nous profitions de ce moment pour deviser paisiblement, avec ma douce. Nous voulions partir zen, dans les temps.

 

C'est pourquoi, plus d'une heure avant le début des hostilités, nous nous introduisions dans notre cher Wagon R. J'avais checké sur Goole map, le trajet fut rapide, mon sang gène au parking fît le reste.

 

Nous devions parcourir 300m à pieds avant d'arriver à destination. Au bout de 200, nous devions traverser un chantier. Premier obstacle. Pour faire mon d'jeun's, je prenais appui sur le plot en béton et lançait mes deux jambes en l'air pour franchir la barrière à pieds joints.

Seulement au moment de l'impulsion, je découvrais qu'une tige en métal c'était introduite derrière mon talon. Si je finissais mon mouvement, j'étais complètement déséquilibré et me vautrais comme une merde au risque de perdre ma chaussure par effet de chausse pied de la tige en métal.

 

Je préférais plutôt tenter la technique du contre poids pour stopper le mouvement … ça marchait !

L'air de rien, je fléchissait les jambes et retirais la tige de ma chaussure. Premier piège, première victoire. Je m'autocongratulais intérieurement en me mettant de grandes claques virtuelles dans le dos.

Je reprenais mon chemin.

 

Plus nous nous rapprochions du chapiteau, plus la foule se densifiait. En même temps, je constatais de nombreux aller et venu.

Et enfin, le Graal ! … Devant les videurs nous sortions nos places, victorieux, prêt à en découdre.

 

« Désolé … Le concert est annulé … Y'a trop de vent ... ».

Aujourd'hui encore, je pleure quand j'y pense ...

 

* Pour ceux qui n'ont pas compris la vanne prière de me contacter par mail ...

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