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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 20:56

 

On en fait toujours beaucoup sur Noël … L'angoisse de la pile et du tournevis …. L 'angoisse du gollage pendant la construction du mur de cadeau … L'angoisse du mode d'emploi à 7h00 du mat' avec 4h de sommeil et 4 bouteilles de pif dans la tronche ... Mais ne négligeons pas Pâques ! … Haaa, Pâques …

 

Outre, de grandes similitudes avec la fête du gros rougeaud à rennes, Pâques requière le désavantage non-négligeable de se passer en extérieur … à 6h30 du mat en plein milieu du printemps … J'adore toujours …

 

Cette année tout commençait dans la tradition la plus traditionnel de notre famille : la veille … En effet, il est impossible que nous nous levions plus tôt que nos nains. C'est pourquoi nous planquons toujours les deux palettes de chocolat la nuit précédente avant de nous coucher.

 

Cette année petite variante, nous planquions … Mais dans le jardin … Charline avait regardé toutes les météos de la terre pour être sur qu'il ne pleuvrait pas. Pour plus de sûreté, elle avait égorgé deux coqs sur le gazon, suivant un rite ancestral connu que d'une poignée de Chaman.

 

La suite fut encore plus traditionnelle : démarrage des nains à 6h00 (à prononcer six heures zéro zéro), œil ouvert, dos droit, pied au sol et course. Charline réagissait assez bien, elle réussissait à plaquer Lilou (qui est encore petite) pendant que notre piège devant la porte avait fonctionné sur le grand. Nous avions un répit de 5 à 10 minutes.

 

De mon coté, j'accouchais de mon moi-même du jour dans une douleur incroyable. Paupière au crique, cerveau dans le béton. Mais en moins de 4 minutes 86, je m'extrayais du lit et titubais jusqu'à l'escalier. Je prenais vaguement un t-shirt.

 

Dehors, en caleçon et t-shirt par 12 petit degrés, je devais observer mes enfant transformés en cochon fouisseur, me retournant le potager en quête d’œuf, de poule ou de quelques lapins.

 

Je m'avachissais mollement contre la porte fenêtre, un sourire greffé sur le visage.

 

Soudain, pendant que Zéphir tournait au coin du potager, un truc bizarre passait à coté de lui, puis un bruit entre slouch et plock. Entre slouch et plock ? … Si, si, comme je vous le dit …

 

La famille se figeait, interrogative. Je jetais un œil perplexe à ma douce. Elle m'intimait du menton d'aller valider. Zéphir, s'était retourné : « beuark !!! ».

 

J'arrivais sur les lieux du drame: un pigeons tout foncedé, dont on ne reconnaissait que les ails et vaguement la tronche. Il n'était que gluance, chair et sang. Son cadavre était dans le bec d'une mouette et comme avec le corbeau, elle a perdu le cadavre. Mon fils venait de manquer de se faire assommer par un cadavre de pigeons … J'en frémissais d'avance ...

 

Je décrivais vaguement la scène à ma douce. Sans café, brut de pomme, je devais énormément prendre sur mon moi pour ne pas vomir de la bile. Quand elle percutait, elle hurlait, puis me lançait : « Bon, ben faut nettoyer ?

  • Ouais ? … Vazy … Précise

  • Ben toi ! Ça me dégoûte trop !

Pour ne pas faire de scandale et rester digne, j'évacuais le bordel … Après trois vomis et deux évanouissements, j'allais enfin prendre mon café …

 

Un cri retentissait dans la maison : « Fred, y'a une bête !!!!!! » … Super Pâques … Super ...

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