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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 21:10


Un des récurrents de la vie de Papa, c'est la désilusion face à la souffrance.
Au début, on donne tout et on s'en prend plein la gueule. Et puis, on commence à espérer que ça aille mieux.  Et en fait, non ... ça va jamais mieux ...

En fait, c'est plus espacé ... Tu peux être en rémission pendant presque 6 mois ... Alors, comme un con t'oublis ... Et là, Paf ! ... Et ce jour-là, justement, Paf ...

Tout commençait un soir, après une dure journée de labeur. Mon lit hurlait mon nom.
Comme je suis un mec poli et bien élevé, j'y répondais promptement.

Mais, à peine avais-je posé une fesse ferme et encore musclé pour mon age, qu'un cri liloutal explosait dans le salon.
Je jetais un oeil à ma douce : un long filet de bave la reliait à son oreillet. Ok, ça va ... J'avais compris le subtil message ... Je me levais.

Après des transactions, qui durèrent pres de 20 minutes, je pouvais enfin retrouver ma couche ... Pour 15 minutes ...

Le marathon de la nuit commençait ... Au bout du 128éme aller-retour, je craquais ... Je me branlais de tout, je voulais juste dormir ! J'ammenais Lilou dans mon lit sur les genoux en pleurant.

A bas les régles et les cons! Au moins j'allais pouvoir dormir.

Je déposais la petite au milieu du lit pour ne pas qu'elle tombe. Je bouquinais cinq minutes histoire de me détendre le neuronne. Si je  me rappel bien, y'avait la Chose* qu'avait pris un marteau maléfique d'un dieu nordique mauvais et ça le rendait guedin ... Enfin, bref, ...

Après avoir posé ma Bd, j'éteignais la lumière et me tournais vers ma cadette et lui jettais un dernier regard attendri, dans la pénombre. Cela durait une bonne minute. La petite en avait profité pour s'endormir. Dans un demi sommeil, elle était prise d'un spasme et se crispait d'un coup.

En fin de course, son pied venait percuter mes roubignolles! ... HHHHAAAAARRRGGGG !!!!! Douleur ! Crispation ! Et larmes qui coulent ... Je mangeais ma langue et m'évanouissais.

Dès que je reprennais conscience, je tournais le dos à mon enemi pour ne pas subir un nouvel assault. Enfin dormir ...

A ce moment précis, Lilou était prise d'un nouveau spasme. Elle me plantait l'ongle de son gros orteil en plein milieu de la colone. Elle poussait soudainement sur ses jambes et effectuait un sillon le long de mes vertébres.
Des explosions de sang suivaient le passage du doigt de pied ... Je ramassais sec, mais j'interiorisais à mort  ...

Et puis là, ...Le drame, en bout de course ... L'orteil trainnasse ... Il passe les reins ... Il suie la raie des fesses et malgres le caleçon, paf ... dans le derche ...

Depuis, je consulte un psy, tous les jeudi, pour passer cette dure épreuve ...

* Membre des quatre fantastiques.

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