Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 21:15


Quand j'était petit, je vous en ai deja parlé, j'habitais un patelin  - Elbeuf - qui était constitué pour sa moitié d'une téci de la mort. Les coup de boules fleurissaient comme des chardons. Les traffics avaient pignon sur rue.

Un jour de l'année de mes quinzes ans, je passais dans la librerie proche de mon lycée. Je me tatais entre Strange et Titans.
Quatre lascards arrivaient avec la tête de « j'vais faire une connerie ». Ils optaient pour une technique classique. Pendant que deux ambrouillaient le vendeurs, les deux autres se gavaient la doublure du blouson de revus.
Je peux presque affirmer qu'ils employaient le principe du Roller : « Je choisi pas moi, j'prends s'qui dépasse »*.

Pas trop nigaud, le vendeur se dépettrait des deux sansues, pour gauller en flag les deux autres. Le ton montait très vite :
Sale petits voleurs !
Sale Baataard !
Non, ... mais dit donc ! J'vais appeler les flics !
Vazy ! Dégage ! Fils de pute !
...

A un rayon de là, je comptais les points, goguenard.  Et ce qui devait arriver, arriva ! Les quatres gamins se firent téj manu militari. Ils finissaient de donner leurs avis à coup de « ta mère ! » et de doigts d'honneurs, puis ils partaient.

Tout semblait rentrer dans l'ordre. Je repartais dans mon analyse du meilleur comics, dans lequel il fallait investir. Spider-man ? Les X-men ? Je me tatais à mort.

Au bout de cinq minutes, j'entendais le vendeur souffler : « Non ... ». Il regardait derrière la vitrine. Je suivais son regard.
Je découvrais les quatre lascards portant sur l'épaule une énorme bitte en béton. Celles qui servent à empécher les voiture de se garer. Le bordel devait peser dans les 100 kg. Je me demande encore comment ils l'avaient déssoudé.

Pendant que je me posais deja cette question, les mecs projetaient leur cadeau dans la vitrine du libraire. Elle explosait, ainsi que tout son contenu, en me vrillant les tympans. Mes yeux faisaient cinq centimètre de diamètre.

Le petit commerçant, lui, voyait rouge. Il se retournait et trafficottait, je ne sais pas quoi. Quand il me fît face, il était armé d'une carabine et se dirigeait fermement vers l'exterieur.
Les cailles continuaient à l'insulter tout en ricannant.
Il les fit taire d'un coup de feu vers le ciel. Les gars quittaient les lieux en lui promettant une suite à l'histoire.

Moi, je récuperais ma machoire infèrieur, je prenais même pas de comics et je sortais. J'étais complétement groggy. Comment on en était arrivé là ?

Le lendemain, j'apprennais que le magasins avait été brulé dans la nuit et il y avait eu un mort. Bon, c'était une vieille, mais c'était un mort quand même ...**

* From Subway (1985)
** Désolé, d'avoir plombé l'ambiance. Le texte, c'est un peu écrit tout seul.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Muad 18/02/2012 11:24


"je choisis pas, je prends c'qui dépasse"! hahaha! Putain, elle revient de loin celle-là !! :)

Fred 20/02/2012 09:48



C'est ma force ! ... la mémoire !!



Lolo la catcheuse 12/01/2012 11:59


Qu'est ce qu'elle foutait a s't'heure dans la librairie la mamy, franchement...

Fred 12/01/2012 12:04



Elle habitait au-dessus !