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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 22:25


Ce matin, réveil improbable à midi ! … Charline m’expliquera, plus tard, que tout le monde ne s’était levé qu’à dix heures, … MEMORABLE ! …


Pourtant j’avais l’impression d’une nuit courte … vaseux, glauque. Comme souvent après une soirée,  mes poumons semblaient atrophiés.
Pourtant, pour une fois, c’était  sectorisé, quand je respirais, j’avais  le poumon gauche trop petit et douloureux. Et puis c’était quoi cette sale douleur dans le bras et la poitrine ?


Je me décidais à donner un peu de verticalité à tout ça, je descendais prendre un café et voir comment ça évoluait.
Quand j’expliquais  la  situation à Charline, elle sautait au plafond et commençait à tourner en rond en hurlant.

De pas très rassuré au départ (ben oui, c’est flippant !), je passais à complètement flippé sa mère la dinde qui a outré son kalder.
Je commençais, aussi,  à émettre, intérieurement,  l’hypothèse que j’allais crever,  comme une merde, dans l’heure. Du coup, je me recouchais, me tortillant comme un lombric dans de grands mugissements théâtraux.
Encore dix minutes et je revoyais les bons moments en famille avant de mourir.

Mon douce craquait et appelait SOS Médecins … Elle décrivait … Il flippait …. Il questionnait … Elle flippait … Elle répondait … Il flippait … Ils flippaient … Il appelait les pompiers !


D’un coup, je prenais conscience de l’extrême exagération de la situation. Je me redressais dans le lit, cessais de gémir deux secondes … Mais avant que j’ai eu le temps de dire que tout ceci n’était peut être pas étranger au lavage de la voiture à l’éponge de la veille, j’entendais le pin-pon agressif du deux ton réglementaire.


Je sautais alors dans un T-shirt et prenais un bouquin (je connais les urgences).
Les pompiers étaient donc accueillis par un malade en short, casquette et claquettes, avec un gros roman de Sf en mains.

À première vue, ça les faisaient pas rigoler du tout. Pour m’en sortir, je chargeais méchamment le dispatcheur, leur expliquant que ce salaud cherchait à se couvrir … ‘culé va !

Au final, ils comprenaient mais ils m’expliquaient que eux, ils devaient m’emmener parce que si il m’arrivait une couille, s’était pour leur poire. Il était 13h42


Je suis rentré à la maison à 21h17 … entre temps je me suis fait percé, piqué, épilé, radiographié,

éléctrocardiogramisé, testé du décollement de la plèvre … et j’ai attendu !!!! Des heures et des heures !


Et bien sûr, je n’ai rien …

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