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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 15:56


Je ne me suis jamais étendu sur le sujet, mais un de mes grands combats de papa qui éduque son fils tout bien comme il faut, est l'ampatie du grand.

En effet, le Zéphir, il a plutôt tendance à en avoir rien à branler de son prochain.
Quand il plante un couteau dans l'oeil de sa soeur, ça lui en gratte une sans réveiller l'autre.
Quand il me voie pleurer des larmes de sang en nettoyant le sol du salon, ça ne le dérange pas de démouler au milieu du-dit salon.

Alors nous – ma douce pas douce et moi- on culpabilise, on s'inquiète :
A-t-on enfanté un serial killer ?
C'est-y normal ?
Dois-je prendre un couteau dans mon lit pour me protéger au cas ou ?

Alors pour que la France avance, je passe mon temps à répéter comme un magnétophone : dis bonjour, ne dis pas ça, dis rien, excuses-toi, et autres éléments de politesses ...

C'est la non-avancée depuis des mois. Pourtant l'autre nuit*, une éclaircie est survenue ...

Je montais me coucher vers 2h00 du mat' dans une joie non-dissimulée. J'y découvrais un charline lassive la bulle de nez au bord de l'explosion – normal. Mais j'y découvrais aussi mon asticot, slip et mollet de coq, dans une agitation toute zéphirienne ...

Si je voulais dormir dans mon lit, je devais auparavant le ramener dans sa chambre ... Alors, ... go !

Je choppais le petit sous les bras et les fesse. En me redressant, je sentais mon rein exploser dans mon corps. Je gardais le sourire, mais j'en chiais un peu ...

J'enchainais l'escalier au top de la concentration. Ne pas rater une marche ! Ne pas rater une marche !

Arrivé dans le salon, je soufflais. Le plus dur était fait ! .... Satisfait de moi même, je posais un doux baisé sur le front de mon fils. Par reflexe, celui-ci glissait sa tête au creux de mon épaule. Emu, je laissais mon visage contre son crâne.

Dans un semi-coma, il décidait de se gratter l'arcade. Problème, c'est qu'avec notre position, il le traversait l'oeil de son index. Une douleur fulgurante me vrillait le cortex.
Par dignité et pour ne pas le réveiller, je décidais de ne pas m'évanouir.

Je laissais malgrés tout échapper un cri digne mais audible. Zéph' ouvrait un demi-oeil : « hum-r'don humpa ... »

Ho putain ! Même pas réveillé, il s'excusait spomtanément (sans qu'on lui tape sur la tête) !  Putain, tout espoir n'est pas perdu !

Une fois remis dans son lit, je retournais me coucher ... aveugle ... mes jours comptés ... mais heureux et fier ....

* ben oui, vous le savez, la maison familiale n'est fermée qu'en 4h34 et 5h02. La nuit, ça vie chez nous.

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