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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 15:55

 

Nous sommes rentrés des contrés abruptes savoyardes et des autres contrés pas de chez nous, depuis une bonne quinzaines de jours …

On y retrouve notre Marseille étouffante, poussiéreuse et kalachnikovée. Ma douce y finie paisiblement ses congés payés durement acquis à la sueur de son front plein de pixels.

 

Dans cette ambiance à la langueur d'un film de boule sans la boule, nous prolongions l'été d'apéros en réunions de potes et de balades en glandouille dans le jardin. Le temps passait doucement …

 

C'était trop lisse … trop beau … j'ai trop la loose pour que cela se prolongea. Le drames se terrait au coin du bois, j'en étais sûr … Il en sorti un jeudi entre 12h48 et 12h63.

 

Après une matinée exténuante à base de lessive sous les cris des enfants et de soleil qui tabasse, nous avions lancé le repas et nous disposions d'un petit quart d'heures avant de nourrir tous le monde.

 

Charline dans sa candeur rafraîchissante se tournait vers moi : « ça te dis une binouse ? ... »

Moi : « tiens ? … Bonne idée ... »

En prince de l'élégance, je me levais d'un bond de Marsu et me dirigeais vers la maison du fond. Je m'introduisais par la porte de droite et me trouvais face à « Ze bordel ».

 

Il faut savoir que la petite maison en deux pièces qui ce situe au fond de notre jardin, comme dirait Francis, a été divisée en deux parties :

  • À gauche nos bureaux pas finis.

  • À droite un cafoutch*

Je me trouvais donc face à une montagne de choses et de bidules en tout genre.

Je ne tenais guère compte de cette contextualisation, vue que j'avançais comme un cabri surboosté par la joie du moment.

 

Premier sautillement : nickel, je me retrouvais face à l'évier.

Deuxiéme sautillement : moins nickel … une aiguille chauffée à blanc explosait dans mon pied. La douleur remontait jusqu'à mon genou … Je cherchais le responsable … Ha, le putain de barbeuq' de sa race qu'avait rien à foutre là et qu'est même pas à moi … Rha ! … Mais, en soldat, je poussais un gémissement et finissais ma mission.

 

De retour dans la cour avec mes deux bières à la main, je prenais cinq secondes pour analyser de plus prêt cette douleur. Lilou choisissait exactement le même moment pour venir me voir : « Qu'est-ce qui y'a P'pa ? »

 

Je découvrais mon depasus** qui ressemblait à rien et qui pissait le sang ! HHHHHAAAAAARRRGGG !!!!!! Une vilaine coupure partait de la chair pour venir mourir sous l'ongle. Ce dernier était fendu en forme de « T » avec la barre vers le bas … Ouille ça pique.

 

De plus, il faut savoir que ce genre de blessure me dégoûte. Les orteils en charpie me hérissement les cheveux, comme une craie sur un tableau. Sur mon pied je vous raconte même pas …

 

La petite ne me facilitait pas la tache, elle me bombardait de questions : comment ? ça fait mal ? Pourquoi tu saignes ? … Je devais rester digne, comme un bon père de famille.

 

Je décidais d'opter pour une technique personnelle : je ne regarde pas et j’occulte le reste … Sans répondre à ma fille, je filais vers la cuisine pour montrer mon orteil dégradé à ma douce … en toute dignité.

 

J'ai arrête de pleurer y'a deux jours et je peux de nouveau regarder mon orteil depuis douze heures … Pas mal la dignité ...

 

* débarra

 

** nom du doigt de pied concérné : http://fr.wikipedia.org/wiki/Orteil

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